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Nous marchons sur la route poussiéreuse, faisant voler à chaque pas un peu de terre ocre. Dans l'air, l'odeur des eucalyptus qui nous parvient par bouffées lorsque le vent agite leurs branches. Le ciel est d'un bleu immobile ; à dix heures du matin, la chaleur est déjà accablante.

Hier encore, nous étions dans les rues de Paris, et ce matin, nous voici parmi les collines rases et mauves parsemées de touffes de végétation odorante.

Tandis que nous marchons, Rosa fait à haute voix la liste des choses à acheter. Papier toilette, lessive, détergent, anti-moustiques, il doit y en avoir un paquet par ici, bouffe, ah et puis, n'oublions pas...

Dans l'air, le bruissement des feuilles d'eucalyptus agitées par le vent ; au loin, la mer qui scintille.

Elle rajuste ses lunettes de soleil et remarque que je n'en porte pas.

Tu n'es pas sensible des yeux ? me demande-t-elle. Non, je réponds, non. Je ne suis pas sensible des yeux.

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