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Après le rush pour rendre mes deux livres à leurs éditeurs respectifs, c'est une période heurtée qui s'ouvre, faite de petits conflits avec les éditeurs, et dans l'attente de la parution.

 

Par hasard, je m'aperçois que mon roman est annoncé sur le site de la Fnac mais sous un titre différent de celui que l'éditeur m'avait proposé (il n'aimait pas le titre que j'avais initialement choisi). J'écris donc à celui-ci et j'apprends Ah oui, au fait, on a changé, les représentants aimaient mieux celui-là... Merci de m'en avertir, dis-je, évidemment furieuse.

 

En parallèle, mon autre éditeur essaye de me faire avaler une hideuse couverture verdâtre, sans grâce et dénuée de tout attrait. C'est bien simple, quand il me la montre, elle est déjà mise en ligne sur son site et insérée dans les documents à montrer aux représentants. Il ne me dit pas C'est comme ça, que ça te plaise ou non, mais c'est tout comme.

 

Pour l'auteur, la publication est le moment où son texte ne lui appartient plus, et où d'autres, qui ne sont pas toujours très respectueux de lui ni de son travail, s'en emparent. J'ai beau le savoir, l'avoir constaté à maintes reprises quand je travaillais pour des éditeurs, je le prends en pleine figure : publier, c'est faire l'expérience de la dépossession. Parfois, une grande violence.

Tag(s) : #écrire - dit-elle

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